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 Judicaelle Algarotti

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MessageSujet: Judicaelle Algarotti   Lun 22 Aoû - 13:37

la vostra identità


NOM; Algarotti
PRÉNOM; Judicaelle
SURNOM; Jude, Judi (ou blondie, tafiole, tapette, tantouze, etc. etc.)
SEXE; M
DATE DE NAISSANCE; 02/01/1989, 37 ans mais paraît plus vieux.
LIEU DE NAISSANCE; Milan
SITUATION SOCIALE; Célibataire. On ne lui connaît même pas une ex-femme, ni même ne serait-ce que l'ombre d'une petite amie quelque part (les rumeurs ne naissent pas du néant, hé).
NATIONALITÉ; Italienne



la vostra persona


« Many people, meeting Aziraphale for the first time, formed three impressions: that he was English, that he was intelligent, and that he was gayer than a tree full of monkeys on nitrous oxide.


[…] On those occasions when the angel managed to get his mind into the twentieth century, it always gravitated into 1950. »


Ben Judicaelle, c’était un peu ça aussi en réalité : un type plus jeune que ton père mais dont les goûts vestimentaires raviraient pour sûr ta grand-mère. Oh bien sûr les remarques, les petites plaisanteries et autres traits d’esprits rapport à son style on lui en avait fait à la pelle déjà mais hé, chassez le naturel et il revient au galop. Après tout, ne dit-on pas que l’important c’est de se sentir bien comme on est ? D’autant plus que ça avait ses avantages : qui serait allé soupçonner qu’en dessous de ces vêtement dignes de la friperie du coin se cachait un chien hargneux prêt à vous sauter dessus à la première occasion donnée ? Personne !
… d’un autre côté, ce n’était pas un bien grand tort et pour cause, puisque Judicaelle était aux antipodes de ce type de comportement. D’ailleurs à vrai dire, lui il était plutôt de ce genre de personne à qui l’on avait spontanément envie d’accorder sa confiance, comme ça, simplement après avoir échangé quelques mots et s’être rendu compte d’à quel point il était quelqu’un de fondamentalement bon, sincère et loyal. Son visage souriant, ses traits doux – quoique déjà bien marqués pour son âge – auraient amadoué la plus revêche des teignes en un temps record et lorsqu’il vous questionnait, ses yeux d’un bleu très pâle semblaient vous inciter à ne pas même songer à essayer de lui mentir, d’omettre ne serait-ce que le détail le plus infime qui soit. Bien sûr il ne s’agissait pas là d’une technique infaillible, Jude ne possédait pas plus un don qui aurait obligé quiconque à ne lui dire la vérité et rien que la vérité mais lors des interrogatoires cela s’avérait généralement fort utile face aux délinquants juvéniles et autres personnages dans le même genre, ceux qui craquent assez facilement et déballent toute leur affaire d’une traite pour peu qu’on sache bien s’y prendre avec les mots. Judicaelle n’avait pas choisi d’entrer dans les forces de l’ordre pour le simple plaisir de porter l’uniforme – qu’il n’arborait d’ailleurs qu’en de très rares occasions soit dit en passant – mais bel et bien pour celui de défendre la veuve et l’orphelin, mettre les méchants aux fers et laisser les gentils vivre tranquillement le cours de leur vie, etc. etc. Et, contrairement à certains, il savait parfaitement trouver le juste milieu entre deux extrêmes, ceci faisant de lui un homme plutôt apprécié pour sa justesse et sa droiture… ce qui n’empêchait pas pour autant les autres de jaser dans son dos dès qu’ils le pouvaient voire parfois même de lui lancer quelque sous-entendu gros comme un pâté de maison suite à une action qu’il aurait fait précédemment. Il faut dire aussi qu’il avait bien la tête de l’emploi pour ce genre de choses, et sa façon d’être parfois un peu trop maniérée venait en rajouter une généreuse couche. Son calme qu’il s’efforçait de garder en toutes circonstances était souvent perçu comme un acquiescement muet aux taquineries pour lesquelles l’habitude l’y avait rendu complètement indifférent et il arrivait parfois même qu’il y réponde au lieu de recadrer celui ou celle qui s’était autorisé ces propos déplacés.
C’était là cette force tranquille dont il faisait constamment preuve qui avait permis à Judicaelle de grimper un par un les échelons jusqu’à trouver ce qui correspondait vraiment à un homme qui comme lui appréciait tout autant la quiétude d’un bureau que l’imprévu du terrain ou d’un interrogatoire, et était de ce fait passé progressivement du statut de jeune-recrue-à-bizuter-dès-qu’on-a-le-temps à celui de supérieur-qu’on-respecte-même-si-bon-recevoir-ses-ordres-d’une-grosse-tapette-franchement-ça-le-fait-moyen.
Parce que oui, en plus d’en avoir la réputation, il en avait aussi l’allure… d’une tapette. Ou en tout cas était-ce là le jugement que portaient ses collègues sur sa dégaine, ce corps qu’il entretenait avec un soin tout particulier – venir bosser sans au préalable avoir effacé toute trace de fatigue, marque d’oreiller & Co, s’être rasé de près, fraîchement douché et sentant bon le sable chaud ? Impensable –, cette attitude quelques fois un peu maladroite qui l’amenait assez régulièrement à s’excuser auprès d’une chaise, d’un bureau, d’un poteau qu’il aurait bousculé. Et de fait, c’était là une des choses qu’on pouvait le plus lui reprocher puisque que ce soit dans l'exercice de ses fonctions ou non, il avait une très forte tendance à oublier l’endroit où il se trouvait dès lors qu’il mettait le nez dans un bouquin. Ce qui, admettez-le, s’avérerait plutôt fâcheux puisque le bonhomme était alors parfaitement capable de traverser une route sans regarder au préalable si la voie était libre. Dans une moindre mesure ça l’amenait également à répondre n’importe quoi à la personne qui aurait eut l’idée farfelue de lui adresser la parole dans ces moments-là, ce qui générait immanquablement des situations bien tordues une fois qu’on avait compris qu’il était aisé de lui jouer des tours plus ou moins gentils dans ces conditions. Faut dire aussi que Judicaelle avait beau être proche de la quarantaine, sa tignasse blonde comme les blés et son air constamment avenant lui conférait une espèce d’aura angélique, un bonhomme trop gentil qu’on aurait bien aimé voir quitter son calme légendaire pour entrer dans une colère noire au moins une fois quitte à s’en prendre plein la gueule par la suite.



Il futuro


RUMEURS, RUMEURS; Bien sûr il en a forcément entendu parler, à moins de sortir d'un ermitage dur de ne pas être au courant de ça. Après, quant à savoir s'il y accorde une crédibilité quelconque ça déjà c'est beaucoup moins certain. Pour lui, ce n'est rien d'autre qu'une légende urbaine. Une certes bien jolie légende, mais une légende et pas plus que ça. Judicaelle étant cependant très porté "je crois en ce que je vois", nul doute qu'il changerait aussitôt d'avis si jamais il avait la preuve concrète de l'existence réelle de ces stellas et pactisants.
NON ? OUI ? Non. Tout simplement parce qu'il n'a aucun désir qui soit suffisamment fort pour susciter un pacte.


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MessageSujet: Re: Judicaelle Algarotti   Lun 22 Aoû - 13:46

la vostra vita


HISTOIRE;
I.


S’il avait su ce qui allait lui tomber dessus en allant bosser aujourd’hui, Judicaelle se serait sans aucun doute fait porter malade pour une bonne semaine minimum tout en entretenant le fol espoir qu’on choisisse de confier cette affaire à un autre type que lui pendant qu’il restait sous sa couette à ruminer quelques idées noires qui toutes auraient tournées autour d’un seul et même sujet. A son retour, il aurait repris le travail comme si de rien n’était et tout ceci ne serait redevenu qu’un simple mauvais rêve bien vite relégué au fin fond d’un tiroir poussiéreux. Mais Judicaelle n’était pas plus devin que le commun des mortels et quand bien même il l’aurait été, il aurait alors su que quoi qu’il fasse il ne pouvait pas se défiler ; on appelle ça la fatalité.

C’avait été tout à la fois sa première véritable grosse enquête et son échec le plus cuisant. Un putain de criminel dont le profilage avait si rapidement été établi, qu’on pensait le voir rapidement mis sous les barreaux. On lui avait confié le dossier pour lui donner une chance de faire ses preuves, une affaire à priori simple mais qu’on ne pouvait se permettre de laisser traîner davantage, des vies étaient en jeux après tout. Il les choisissait toutes selon un critère bien précis : jeunes, plutôt mignonnes mais effacées. On ne remarquait jamais leur absence avant quelques jours et à ce moment là, il était déjà trop tard. Mais l’homme ne pouvait certainement pas continuer son petit manège indéfiniment sans finir par se trahir, laisser une trace derrière lui, une preuve de sa présence sur les lieux du crime. Personne n’est invisible, et tout finit par se savoir un jour.
Les choses ne s’étaient cependant pas tout à fait passées comme prévues.
Et la traque avait duré. Des mois. Toujours, il s’échappait, se jouait de Judicaelle, semblait s’amuser à le laisser se rapprocher de lui davantage à chaque fois mais immanquablement il finissait par disparaître dans la nature et immanquablement la fille mourait, un schéma qui se renouvelait à l’identique chaque fois. Et puis il y avait eu celle où il était presque arrivé à temps. Il avait eu le choix, sauver la fille ou attraper le criminel… on ne lui avait jamais reproché d’avoir choisi la première option. Qui aurait osé se le permettre, de toute façon ? Mais l’homme s’était évanoui dans la nature. Personne n’avait eu l’occasion d’entrapercevoir son visage ne serait-ce qu’une fraction de seconde. Et pendant toutes les années qui suivirent celle-ci il n’avait jamais refait surface que ce soit ici ou ailleurs, comme s’il n’avait tout connement jamais existé. La frustration de Judicaelle suite à ça était pourtant bien réelle, elle. Il avait passé des nuits à se remémorer le moindre détail, décortiquer méticuleusement chaque erreur qu’il avait pu commettre durant ces mois et essayer de comprendre pourquoi tout avait à ce point merdé. Et puis il s’était finalement résigné à tirer un trait sur tout ça, à aller de l’avant plutôt que s’appesantir sur son échec. Ça avait d’ailleurs plutôt bien marché, pour tout vous dire.
Jusqu’à aujourd’hui en tout cas.


Judicaelle acheva de se préparer, termina d’avaler son petit déjeuner et jeta un coup d’œil circulaire histoire de vérifier que, de un il n’oubliait rien et de deux, tout était à sa place et parfaitement rangé. L’affaire était vite vue, son appart se définissant par une grande pièce principale avec un recoin pour la cuisine et une minuscule pièce d’eau directement à droite de l’entrée. Comme tous les matins depuis qu’il habitait ici, pas une seule chaussette sale n’osait traîner sur le sol et il ne serait même pas venu à l’idée des draps du lit que d’être défaits. L’italien aurait été un homme au foyer parfait, et ce d’autant plus si l’on prenait en compte ses quelques talents de cuisinier – disons que ses compétences lui permettaient de ne pas vivre exclusivement de boîtes de conserves et de pâtes trop cuites – alors même qu’il vivait et avait toujours vécu seul. La taille de son foyer en était d’ailleurs la preuve parfaite et pour cause, personne n’autre que lui (hormis ses parents à quelques très rares occasions que l’on pouvait compter sur les doigts d’une seule main) n’y avait posé les pieds à ce jour.
Ce n’est qu’une fois l’examen terminé – et concluant mais vous n’en doutiez pas bien sûr – qu’il attrapa ses clefs et referma la porte derrière lui, avant de descendre à pied les 6 étages pour enfin débarquer à l’air libre d’une fraîcheur agréablement accueillie de bon matin. Le commissariat ne serait pas si loin qu’il y serait volontiers allé à pieds, mais l’heure qu’il était alors ne lui permettait pas et la simple idée d’arriver en retard était inenvisageable. Sans compter le fait que la voiture garée juste devant l’entrée de l’immeuble semblait le supplier de ne pas l’abandonner ici sous peine d’avoir à aller faire un petit coucou à la fourrière ce soir pour la récupérer. La peste soit de ce trop plein de voitures qui l’empêchaient de se trouver une vraie place près de chez lui. Judicaelle caressa sa voiture du regard, grimpa dedans et réussit à arracher au moteur un bruit plus ou moins convenable après plusieurs tentatives infructueuses.

On aurait pu imaginer qu’à défaut d’avoir du goût en matière de vêtement il en aurait eu pour ce qui concernait son moyen de locomotion, mais force était de constater que ce n’était malheureusement pas le cas. Sa voiture datait approximativement de l’année où il avait passé son permis, était d’ailleurs la seule qu’il n’ait jamais possédée et le fait qu’elle ne soit pas encore tombée en ruine relevait d’un miracle. A croire qu’elle était plus coriace que ne le laissait penser sa carcasse branlante à première vue, même s’il fallait bien reconnaître que le garagiste du coin était devenu un très bon ami de Judicaelle à force d’accueillir ce dernier plusieurs fois par an.



II.


Le bip-bip de la montre qu’il portait au poignet lui sembla être le bruit le plus désagréable qu’il ait jamais entendu alors que dans un soupir, il refermait le livre qu’il tenait entre les mains d’un air résigné pour jeter un coup d’œil suspicieux sur le cadran lumineux. Dès fois que ce dernier ait soudainement décidé de sonner une demi-heure en avance, hein, on ne sait jamais avec ces p'tits bidules. Bien qu’il détestait être brusquement tiré de sa lecture comme ça, il était bien obligé de recourir à ce genre de moyens lorsqu’il avait un horaire à respecter s’il ne voulait pas arriver avec une heure voire plus de retard.
Parce qu’autant vous dire qu’à ce stade là, s’excuser en prétextant ne pas avoir vu l’heure courir passait à peu près tout aussi bien qu’assurer avoir été enlevé par des extraterrestres.

Judicaelle sortit du parc où il avait passé sa pause déjeuner pour se diriger vers le commissariat à quelques pâtés de rues de là tout en tirant la tête d’un condamné à qui il n’aurait pas resté plus de quelques heures à vivre. Et de fait, son humeur n’était pas vraiment au beau fixe ces derniers jours. Milan n’était pas une ville qu’il affectionnait tout particulièrement – il n’en gardait pas franchement des bons souvenirs, et devoir y retourner pour ça alors que ça n’allait pas tarder à faire une vingtaine d’année qu’il n’y avait plus posé un orteil… non vraiment, il aurait bien voulu n’avoir jamais posé les yeux sur cette note placée bien en évidence sur son bureau l’autre jour.
C’est pourtant avec un visage duquel toute trace de morosité avait été gommée qu’il poussa la porte du bâtiment et s’annonça à l’accueil avec un mince sourire. On lui indiqua précisément où se rendre et pas même cinq minutes plus tard il se retrouvait devant le bureau de l’inspecteur machin, plutôt satisfait de ne pas s’être perdu en cours de route. Ce dernier étant clairement ailleurs et la porte non verrouillée lui apparaissant comme une invitation à entrer, Judicaelle ne se gêna pas pour s’exécuter tout en espérant que son occupant ne brillerait pas par son absence encore trop longtemps. Un rapide examen visuel lui appris tout ce qu’il y avait besoin de savoir dans cette pièce qui à première vue paraissait plutôt impersonnelle. Seule la photo d’une gamine posée sur le bureau semblait contester cet apriori et vint rappeler à Jude pourquoi il appréhendait tant d'avoir à collaborer avec ce type. Alors même qu’il bossait jusqu’à présent à l’autre bout de l’Italie, il avait entendu parler de lui à plusieurs reprises déjà et rarement en bien. Oh certes, on ne pouvait pas lui reprocher de bâcler son travail mais justement, le problème était là : il y mettait tellement de cœur qu’on disait des zouaves amenés au poste par ses faits qu’ils ne ressortaient pas intact d’une confrontation avec lui. Et puis comme si ça ne suffisait pas, on lui prêtait certains penchants tordus – bien que jamais confirmés, encore heureux – auxquels Judicaelle ne voulait pas penser dans l’immédiat.
Oh bien sûr, n’allez pas croire qu’il était ce genre d’homme à croire dur comme fer à tout ce qui passait à portée d’oreille, après tout il était lui-même une cible rêvée pour ce genre de médisance et loin d’être assez con pour ne pas savoir ce qui se disait dans son dos. Mais il ne put pour autant s’empêcher de jeter un long regard dubitatif à la photo de la fillette avant de résolument en détacher ses yeux.
Et là, ce fut le drame.
… quoique, peut-être pas à ce point quand même. Disons simplement qu’il ne faut jamais au grand jamais laisser un quelconque livre susceptible de l’intéresser traîner à sa portée quand il n’a rien d’autre à faire que de le feuilleter pour s’occuper. En l’occurrence ici un roman de Terry Pratchett, auteur dont Judicaelle avait dévoré l’intégralité de ses écrits durant son adolescence. A bientôt quarante ans il appréciait toujours autant s’y replonger de temps à autre et c’est donc tout naturellement qu’il ouvrit le bouquin sur une page au hasard, attrapant la lecture en cours de route sans s’en trouver gêné pour un sou. Il ne lui aurait guère fallu plus de cinq minutes pour se couper complètement du monde extérieur et il ne releva d’ailleurs pas la tête lorsque des bruits de pas se firent entendre, assimilant distraitement l’information sans pour autant en déduire ce que cela signifiait. Le raclement de gorge qui s’ensuivit eut quant à lui un résultat nettement plus concluant et Judicaelle, qui jusque là était dos à l’entrée du bureau, pivota pour se retrouver nez à nez avec un type qui aurait d’office pu intégrer les Men in Black sans rien avoir à retoucher sur son apparence.

« On m'a raconté beaucoup de choses à votre propos, mais pas que vous aviez de si bons goûts littéraires. C'est au moins ça que l'on ne peut vous reprocher. » Un bonjour comme un autre, en soi. Il reposa le livre là où il l’avait trouvé et enchaîna tout en tendant une main vers le nouvel arrivant. « Inspecteur Algarotti. Votre nouvel équipier, bien que j’espère ne pas avoir à le rester trop longtemps. » Qui aurait en effet souhaité que cette affaire s’éternise comme c’avait été le cas la dernière fois ?
Un sourire vint étirer ses lèvres peu charnues tandis qu’il dévisageait son vis-à-vis. Avec tout ce qu’il avait pu entendre sur lui, l’image qu’il s’en était fait mentalement était complètement à l'opposée de ce type tiré à quatre épingles qui lui faisait face.



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