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 54. Kalev Vaher

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MessageSujet: 54. Kalev Vaher   Lun 4 Nov - 20:18

lever la tête, de tes yeux
contempler les astres ;
comme autant de promesses scintillantes et inaccessibles.


NOM : Vaher
PRÉNOM : Kalev
ÂGE : vingt-quatre ans
SEXE : masculin
DATE DE NAISSANCE : dix-huit février
SIGNE ASTROLOGIQUE : verseau
ORIGINE ETHNIQUE : estonien
YEUX : marron
CHEVEUX : bleu sombre parsemé de mèches rouges ; brun d'origine
TAILLE : 182cm

Ce qu'il peut être utile de connaître

MÉTIER : Employé dans la boutique d’antiquités de Donna Al-Nasr
AMBITION : Voyager

NOM DU DON : Clairsentance
DESCRIPTION DU DON : Percevoir l'histoire d'un objet via un simple contact.
Ou comment connaître l'emplacement exact de ce qui fut un jour un gland et désormais la jolie table en chêne dans le salon de mamie.

ARME DE PRÉDILECTION : Kalev n'est pas un combattant
Kalev passe énormément de temps à égarer son spheros... et oublie régulièrement de le retrouver ;
  il a une sainte horreur du poisson, qui frise la phobie ;
  il possède une pipe, très vieille, très bien entretenue. Il l'a avant tout choisie pour son histoire : elle a existé sur Terre et a des décennies à conter ;
  il ne fume que des plantes sans réel effet nocif, la plupart simplement relaxantes ou agréables au goût et à l'odeur. Le tabac l'insupporte à tous les niveaux ;
  il n'aime pas les couleurs criardes, ni manger des tomates ;
  il adore passer des nuits entières à contempler le ciel et connait un nombre respectable de constellations ;
  il voulait devenir pâtissier : il a abandonné l'idée après avoir manqué de mettre le feu au domicile familial – et subi la terrible colère parentale. Il était pourtant bien parti, ce gâteau.

Ces gens-là devraient savoir qui nous sommes

Et puis un jour il y aura ce garçon dans un coin d’une boutique et toi tu ne sauras même pas pourquoi tu en as poussé la porte.

Alors tu iras faire connaissance, parce que c’est ce que tu aimes faire.
Tu ne le trouveras guère bavard, mais cela ne te découragera pas. Et si le courant passe bien, tu l’emmèneras peut-être boire un verre à la fin de sa journée ; tu n’attendras pas qu’il te dise qu’il n’aime pas l’alcool pour l’avoir deviné, car certaines choses se lisent dans le profil des gens. Par exemple :


  Qu’il n’a pas l’habitude de se trouver face à des personnes comme toi (il n’est pas la première victime de ton allant et de ta franchise) ;
  Qu’il est mal à l’aise et déstabilisé quand il n’a pas l’habitude de quelque chose (et pourtant tu ne fais que commencer !) ;
  Qu’il est maladroit quand il est mal à l’aise (à ce stade-là, tu t’amuses à ses dépens) ;
  Qu’il est peu doué pour cacher les émotions parasites qui grimpent à l’assaut de ses pommettes quand il s’embarrasse de sa maladresse – et qu’il est beaucoup plus réel ainsi que caché derrière son masque aux airs lointains et dérobés (ça t’arrache un sourire de le constater) ;
  Qu’il déteste quand cela arrive (tu en déduis qu’il n’a pas l’habitude de traduire ses sentiments en expressions) ;
  Et qu’il s’en fait encore moins bavard (tu regrettes un peu maintenant qu'il se renfrogne davantage).


Tu songeras peut-être qu’il te serait plus facile de converser avec un mort : la politesse au moins ne les étouffe plus au point d’avoir à batailler pour obtenir une réponse possédant plus de cinq mots enrobés dans une atmosphère strictement cordiale.
Comme un chien bien dressé qui se contenterait d’obéir aux ordres de son maître – et si tu lui disais assis ! à lui, est-ce que ça marcherait ?

Tu te détourneras peut-être de lui un instant pour faire semblant de t’intéresser au magasin.
Et dans le silence revenu maintenant que ta voix ne fait plus sonner son clairon, tu en oublieras presque sa présence – et seras en proie à la surprise de te retourner pour le voir toujours au même endroit.
Discret.

Finalement, tu abandonneras le morceau après avoir un nouvel essai infructueux de sociabilisation.
Tu sauras qu’il y a sans doute quelque chose de plus intéressant à découvrir sous la coquille (mais admet la réalité : tu te lasses vite devant un échec en devenir).
Tu sauras également que ce ne sera pas pour toi : tu passes ton tour (en résistant à lui dire qu’il lui faudrait cesser de s’asseoir sur un manche à balai – en une expression plus vulgaire qu’il n’est nul besoin de retranscrire, mais bien plus parlante que simplement le traiter de coincé frigide).

Et t’en iras à l’assaut de personnage plus amical (en passant à côté du principal, mais n’est-ce pas toujours ce que tu fais lorsque tu rencontres quelqu’un ?).


Rappelle-toi ton nom.
Ne perds pas espoir – ce que tu cherches,
tu trouveras.
Fie-toi aux fantômes. Fais confiance à ceux
que tu as aidé pour t'aider à leur tour.
Fie-toi aux songes.
Fie-toi à ton cœur et fie-toi à ton histoire.


et dire que nous étions ici

Mon père avait un profil en lame de couteau et l’austérité gravée sur les rides de son visage. J’ai souvent pensé que la sévérité dont il avait fait part à mon égard résultait d’une vie axée sur la frustration de ne pas avoir pu faire ce qu’il en désirait.
Pour ma mère, c’était différent. Elle a vécu dans l’ombre du paternel, malléable, influençable, jusqu’à ce que les idées de l’un fussent également celles de l’autre et qu’elle s’érige en homologue féminin de l’époux. Il y a dans ses yeux pour ceux qui la connaissent une tristesse insondable et indéfinissable dont j’ai toujours ignoré l’origine. D’aussi loin que je me le rappelle, cette étincelle a toujours animé son regard d’une curieuse façon. Maintenant que mon père n’est plus là, il m’arrive toutefois de la voir sourire quelques fois. La douceur semble réinvestir pas à pas ce corps frêle en même temps que la vieillesse la prive de sa poigne de fer et que les mots durs oublient le chemin de ses lèvres. Comme si elle recouvrait une personnalité longtemps étouffée sous des principes imposés. A chaque fois que je lui rends visite, elle me semble toujours plus âgée, plus faible, plus tassée ; elle a cessé de lutter contre cette maladie qui la dévore à petit peu comme si elle n’attendait plus rien de cette vie.
J’aimerais pouvoir la persuader du contraire.

Je n’ai personne à qui confier cette tristesse qui a pris un appartement dans mon cœur.

Il paraît que parler met du baume à l’âme, mais je n’ai jamais pu me prouver la justesse de cette hypothèse. Il m’est quelque fois arrivé d’essayer, puis d’essuyer un échec : les mots ont été trop bien dressés à ne pas sortir de ma bouche à tout va. Peureux, ils craignent la réalité que leur assénerait ma voix et préfèrent se terrer dans le labyrinthe tortueux où nichent les émotions.
Les habitudes ont la vie dure.

Je ne suis pas malheureux. Il se faut juste que je ne sois qu’humain ordinaire et devant faire face à l’acceptation parfois difficile du cours de la vie.

Enfant, j’adorais grimper sur les toits pour regarder le crépuscule embraser les toits de la ville ; et le spectacle était d’autant plus beau que, ayant réussi à échapper à la vigilance de mes parents, je savais d’avances la punition dure. Il m’arrive encore de me livrer à cette gymnastique à présent. Rarement. Jamais sans un soupçon de nostalgie.
Je ne crois pas que mon père ait apprécié la voie que j’ai choisie.
Je ne crois pas non plus accorder une quelconque importance à ce désaccord.  
J’aime le métier que je fais. J’aime être entouré de vieux objets, autant d’histoires enfouies, terribles, fantastiques, ordinaires, qui ne demandent qu’à se révéler à mon toucher. J’aime l’odeur de l’ancienneté. L’atmosphère qui s’en dégage. J’aime comment même le soleil semble ternir ses rayons pour donner un éclat terni et surtout pas trop éclatant lorsqu’il passe ses rayons à travers les vitres. J’aime travailler avec Donna Al-Nasr.
J’aime également d’autres choses de cet endroit, mais toutes ne vous regardent pas.

A l’âge de douze ans, une personne dont j’ai oublié l’identité et jusqu’aux traits de son visage m’a fait cadeau d’un énorme livre poussiéreux, relié de cuir épais et aux pages comme des parchemins contenant autant d’histoires fantastiques pour le gamin que j’étais. Compagnon de mes nuits blanches, il a vécu caché sous le matelas de mon lit durant plusieurs mois, enchantant mes rêves, ravissant mon imaginaire, mes yeux et mes mains.
Je me rappelle encore de l’esclandre qui a éclaté lorsqu’on l’y a découvert.
Mon père ne lisait que ses livres de comptes. Ma mère accordait quelque intérêt à ceux traitants de psychologie, et des récits de vies réelles.
Aucun d’eux ne comprenait mon engouement pour « cette chose tout juste bonne à attirer les rats et trimballer un tas de saletés accumulées au fil du temps ».
La dispute restera gravée mot pour mot dans ma mémoire encore longtemps. La première fois que je m’opposais vraiment à mon père. La dernière avant longtemps.
Je l’ai perdu, bien évidemment. Le livre. Je n’étais pas capable de tenir tête à mon père : je ne l’ai jamais été.

Quatorze ans : le début de l’enfer. Les années les plus longues de ma vie. Je n’en parlerai pas ici : je n’aime pas ressasser les mauvais souvenirs.
Mais je me souviens de la première goulée d’air aspirée à la sortie définitive de Secret Garden. Elle avait le goût de la liberté.

J’ai oublié les conditions de ma rencontre avec Donna Al-Nasr. Abaddon était à l’école tout comme moi, bien évidemment, mais nous n’étions pas de la même année et son visage n’a toujours été qu’un parmi d’autres dans cette marée humaine et juvénile avant que je ne commence à fréquenter le magasin de sa mère.
J’ai également oublié comment j’ai commencé à y travailler. Je me rappelle toutefois être instantanément tombé amoureux de l’endroit et des merveilles qu’il recelait. Je n’échangerai mon poste pour rien au monde.

Mon père est mort l’année dernière. Le cœur.
Ma mère ? Vous savez déjà tout ce qu’il y a à savoir en dehors de ce qui est personnel.

Je n’ai pas d’histoire. Je n’en veux pas, je préfère celles qu’on me raconte.  Je ne suis pas extraordinaire : je me contente de traverser les banalités de la vie. De les prendre comme elles viennent.
Et de les apprécier.



Si un aigle te donne une plume, garde-la précieusement.
Rappelle-toi : les géants ont le sommeil trop lourd ;
les sorcières sont souvent victimes de leurs appétits ;
les dragons ont un point faible, quelque part, toujours ;
les cœurs peuvent être bien cachés,
et tu les trahis de ta langue.

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MessageSujet: Re: 54. Kalev Vaher   Mer 6 Nov - 21:50





Kalev passe énormément de temps à égarer sa spheros... et oublie régulièrement de la retrouver ; il a une sainte horreur du poisson, qui frise la phobie ; il possède une pipe, très vieille, très bien entretenue. Il l'a avant tout choisie pour son histoire : elle a existé sur Terre et a des décennies à conter ; il ne fume que des plantes sans réel effet nocif, la plupart simplement relaxantes ou agréables au goût et à l'odeur. Le tabac l'insupporte à tous les niveaux ; il n'aime pas les couleurs criardes, ni manger des tomates ; il adore passer des nuits entières à contempler le ciel et connait un nombre respectable de constellations ; il voulait devenir pâtissier : il a abandonné l'idée après avoir manqué de mettre le feu au domicile familial – et subi la terrible colère parentale.



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MessageSujet: Re: 54. Kalev Vaher   Jeu 7 Nov - 19:04


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